Quand Pascal SIMBIKANGWA menaçait le Président de la Cour constitutionnelle

Lettre de J.KAVARUGANDA,
Président de la Cour constitutionnelle,
au président HABYARIMANA

A moins d’un mois du déclenchement du génocide, Pascal SIMBIKANGWA, loin d’être le « chômeur », mis au placard par la Primature qu’il prétendait être, gardait toute sa capacité d’intimidation… voire plus.

Privé de l’exercice de ses talents sur les journalistes d’opposition, il semble avoir reporté ses ambitions sur des cibles de plus haut rang.

Dans une lettre au Président de la République, le 23 mars 1994, Joseph KAVARUGANDA, Président de la Cour constitutionnelle, dénonçait en effet les menaces de mort proférées à son encontre par Pascal SIMBIKANGWA ainsi que les intimidations  dont il faisait l’objet.

Des menaces qui n’ont pas tardé à être mises en application, puisque le Président de la Cour constitutionnelle a fait partie des premières victimes du génocide, assassiné le 7 avril 1994.

La publication de cette lettre dans le journal ISIBOISIBO(s:KAVARUGANDA), le 28 mars 1994, n’a malheureusement pas protégé son auteur, ce qui témoigne bien du climat d’impunité qui prévalait à l’époque à Kigali.

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