Comment lire les croquis des témoins

La défense de Pascal SIMBIKANGWA s’est attachée à démonter la validité des témoignages des gardiens de barrières de Kyiovu, notamment au prétexte qu’ils ne savent pas se repérer sur un plan.

Certes, leurs croquis ne sortent pas de manuels de géographie et témoignent de leur très faible niveau d’instruction.
Pour autant, en les remettant simplement « à l’endroit », c’est à dire suivant nos conventions, orientés avec le Nord vers le haut, et en repassant un peu de couleur sur leurs traits de dessins, on s’aperçoit qu’ils ont assez fidèlement reproduit la topographie des lieux.

Ici, le croquis de Diogène NYIRISHEMA tel que produit dans le dossier :

croquis Diogène NYIRISHEMA
croquis Diogène NYIRISHEMA

ici, un simple retournement de l’image colorisée, en face du plan du quartier de 1994 :

analyse croquis DIOGENE  NYIRISHEMA
analyse croquis DIOGENE
NYIRISHEMA

Il en va de même avec le dessin de Joël GATARASI, peu clair à première vue :
croquis J. GATASARIOn comprend que ce croquis a été dessiné comme si le témoin marchait dans la rue, et non en plan masse, vu d’avion. Là aussi, il est aisé de redonner un sens au schéma :
Analyse croquis J. GATASARI