Procès Génocide Rwanda

Pascal Simbikangwa
Pascal Simbikangwa

Le procès de Pascal Simbikangwa

 Le 14 mars 2014, les jurés de la Cour d’assises de Paris condamnaient monsieur Pascal SIMBIKANGWA à 25 ans de prison pour “génocide et complicité de crimes contre l’humanité“. Son procès en appel a commencé le 25 octobre et se prolonge jusqu’au 3 décembre 2016 à la Cour d’assises de Bobigny.

Retrouvez tous les comptes rendus sur le site du Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda :
http://www.collectifpartiescivilesrwanda.fr/

Le premier procès du capitaine Pascal SIMBIKANGWA pour « complicité de génocide » s’était tenu du 4 février au 14 mars 2014 devant la cour d’assises de Paris.

Événement majeur pour la justice et pour la mémoire du génocide des Tutsi au Rwanda, ce procès constitue une première pour la France. Depuis l’adoption, en 1996, d’une loi dite « de compétence universelle », la France a en effet le devoir de poursuivre et juger les génocidaires présents sur le territoire.

Des procès de génocidaires rwandais ont déjà eu lieu, notamment en Allemagne, en Belgique, en Suède, aux Pays-Bas, au Canada et aux Etats-Unis.

Arrêté à Mayotte pour trafic de faux papiers, Pascal SIMBIKANGWA, ancien capitaine de l’armée, membre des services de renseignements du régime de Juvénal Habyarimana et proche du défunt président, est accusé d’avoir participé à l’organisation et la mise en oeuvre de génocide.
Criminel « de bureau », renommé avant le génocide pour les tortures  qu’il infligeait aux opposants durant ses interrogatoires « musclés », Pascal SIMBIKANGWA était aussi un idéologue de l’extermination des Tutsi.

Durant les 100 jours du génocide des Tutsi, il se rendait régulièrement aux « barrières », pour encourager  les miliciens extrémistes Hutu (Interahamwe)  à massacrer les Tutsi et leur fournir armes et vivres.

Rapide, sanglant, et surtout, remarquablement bien préparé : en moins de trois mois, d’avril à juillet 1994, le génocide des Tutsi au Rwanda a conduit à la mort de plus de 800 000 personnes, soit les trois quart de la population Tutsi.